Tout savoir sur les contacteurs membranaires

Tout savoir sur les contacteurs membranaires

L’évolution des pratiques œnologiques fait régulièrement l’objet de résolutions auprès de l’OIV, l’organisation internationale de la vigne et du vin. Le point sur celle concernant les contacteurs membranaires.

Depuis quand sont-ils autorisés  ?

En 2010, l’OIV a ajouté au Code international des pratiques œnologiques un ensemble de techniques séparatives parmi lesquelles on distingue les techniques membranaires des techniques évaporatives. En juin 2013, elle a complété la résolution concernant les techniques membranaires en autorisant les contacteurs membranaires dans le cadre de la gestion des gaz dissous dans les vins. Quelques mois plus tard, l’Union européenne a approuvé la technique par publication au Journal officiel

Dans quels buts sont-ils utilisés  ?

Cette pratique permet de diminuer et/ou d’augmenter les teneurs en CO2 et O2 autrement que par l’utilisation de matériel de bullage ou de systèmes utilisant l’effet Venturi. À savoir, l’OIV autorise l’obtention de vins gazéifiés par cette méthode.

Les contacteurs membranaires

La gestion des gaz dissous en ligne avec les contracteurs membranaires 3M Liqui-Cel

La précision intégrée au cœur des lignes d’embouteillages

46 plates-formes technologiques à votre service

La division Sciences de la Séparation et de la Purification de 3M (3M SPSD) est née en 2016 de l’association des savoir-faire de trois solides leaders de l’industrie : CUNO (1912) racheté en 2005, Membrana (1792) racheté en 2015 et 3M (1902).

L’expertise 3M réside dans sa capacité à s’appuyer sur une large gamme de plates-formes technologiques constamment mise à jour par ses équipes R&D.

Le développement des solutions 3M pour le domaine vinicole repose sur son expertise Food and Beverage associant cartouches préfiltres, non-tissé et membranes.

Contracteurs membranaires 3M Liqui-Cel :
Un contrôle rapide, efficace et précis des concentrations en gaz dissous

Les contracteurs membranaires 3M Liqui-Cel permettent l’ajustement de la teneur en gaz dans les liquides. Cette solution polyvalente et compacte assure une désoxygénation rapide, une carbonatation ou décarbonatation du vin à des niveaux de concentration précis en un seul passage, garantissant qualité, saveur et stabilité des vins.

Application dans les centre d’embouteillage des Domaines de la Famille Perrin

Deux unités automatiques de gestion des gaz dissous, équipées de contacteurs membranaires 3M Liqui-Cel, sont installés depuis 2013 au sein de deux des centres d’embouteillages des Domaines de la Famille Perrin. Le premier produit 12 000 bouteilles/heure et le second 700 bouteilles/heure, à des cadences de 50 à 110 hl/heure. Didier Molinet, Directeur de Production des Domaines Perrin d’Orange depuis 23 ans, témoigne :

 » Nous avons commencé, il y a sept ans, à revoir notre chaîne de production de la vinification jusqu’à la mise en bouteille, pour réguler les apports d’oxygène dissous dans nos vins. Il y a 5 ans, nous avons installé des unités de gestion des gaz dissous avec des contracteurs membranaires 3M Liqui-Cel.

Avant leur intégration, les tentatives de maîtrise des gaz dissous nécessitaient une multitude d’ajustement du CO2 dissous. Une étape supplémentaire de réajustement du CO2 au niveau de la cuve prenait du temps et on obtenait des vins rosés et blancs chargés avec des taux d’oxygène dissous importants. Les vins s’oxydaient et se conservaient moins longtemps. La maîtrise des gaz dissous demandait plus de temps pour des résultats moins fiables.

L’application sur les vins rosés et les vins blancs tranquilles est la plus intéressante pour nous. Le contracteur membranaire permet en un seul passage d’atteindre le seuil de 200 mg/l d’oxygène dissous.

A la dégustation, la présence de bulles très fines sur les rosés et les blancs a un impact important sur la qualité organoleptique des vins. Nous sommes bien loin de la bulle traditionnelle beaucoup plus grossière. Auparavant, dès qu’on atteignait 1000 mg/l de CO2 les dégustations s’en ressentaient en terme de finesse. Avec le contracteur membranaire, je peux monter sans difficulté à 1300, sans impact sur la dégustation. La finesse des bulles apporte de la fraîcheur.

Pour les fins millésimes, c’est un atout considérable. Dès septembre, les vins ont tendance à perdre leur fruité. La gazéification en CO2 sur la membrane permet de raviver nettement les rosés et les blancs. Les vins retrouvent la fraîcheur des arômes et la brillance de la robe grâce à la finesse des bulles.

J’utilise l’unité tous les jours et en continu, soit pour dégazéifier l’intégralité des vins embouteillés des Domaines Perrin. Notre priorité est de sécuriser la fiabilité et la répétabilité de notre système d’embouteillage. Toutes les heures, nous dégustons et mesurons la teneur des gaz de nos vins dans notre laboratoire interne. Depuis 5 ans, j’ai pu vérifier la régularité et la précision systématique des seuils atteints grâce à cette unité.

La réduction d’O2 dissous et du risque d’oxydation après passage des vins dans le contacteur membranaire 3M Liqui-Cel permet de limiter l’apport de SO2 dans la bouteille à 20/22 g/l de SO2 libre, bien loin des niveaux passés de 27/30.

L’usage et l’entretien de cette unité extrêmement simples et opérationnels : une programmation ultra facile, un mireur permettant de voir passer le vin et de contrôler les flux, un système de nettoyage autonome de nuit (NEP) économique. Depuis l’installation, je n’ai rencontré aucun dysfonctionnement. Aucun colmatage ne s’est jamais produit au niveau de l’unité.

L’installation de cette unité, nous permet aujourd’hui d’envisager de nouveaux usages que nous testons. Par exemple, il serait possible, en augmentant l’apport de CO2, d’obtenir des vins pétillants. Ils sont tous tout à fait concluants sur les vins blancs et rosés. « 

ARTICLE PARU DANS : la Revue des Œnologues